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![]() Naissance Royale Naissance de SAR la Princesse Lalla Khadija![]() Une salve de 21 coups de canon a salué, mercredi soir au Méchouar, la naissance de S.A.R. la Princesse Lalla Khadija
S.M. le Roi a baptisé l'heureuse nouveau-née du nom de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Khadija, née à Rabat, à 20 heures, le mercredi 10 Safar Al Khair 1428, correspondant au 28 février 2007. Voici la traduction du communiqué du ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie, lu par Abdelhak Lamrini annonçant l'heureux événement : "Au Nom de Dieu Le Clément et Le Miséricordieux, il m'est agréable d'annoncer au peuple marocain généreux l'heureuse nouvelle de la naissance d'une Princesse, dont la venue au monde a illuminé la Maison Royale, à 20 heures de ce béni mercredi, 10 Safar Al Khair 1428, correspondant au 28 février 2007 et que l'heureux nouveau-né et sa mère, S.A.R. la Princesse Lalla Salma, sont en parfaite santé. Sa Majesté le Roi a baptisé l'heureux nouveau-né du nom de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Khadija. Tout en présentant ses chaleureuses félicitations et ses meilleurs vœux à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, à l'illustre Famille Royale et au peuple marocain, le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie implore Le Très-Haut de faire de cette naissance un heureux présage, de combler son père vénéré, Sa Majesté le Roi, que Dieu l'assiste. Puisse-t-Il faire en sorte que Son Altesse Royale grandisse dans la vertu, soit une source de bonheur pour l'illustre Famille Royale et la nation marocaine tout entière, d'accorder longue vie au Souverain et de combler Sa Majesté le Roi en la personne de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan et en l'ensemble des membres de l'illustre Famille Royale. Dieu L'Audient exauce les vœux de ceux qui l'implorent. En cette heureuse occasion, des livres d'or seront ouverts au siège de la direction du Protocole Royal et de la Chancellerie, ainsi que dans les différentes wilayas, préfectures et provinces du Maroc et aux différents ambassades et consulats du Royaume à l'étranger pour enregistrer les félicitations adressées à Sa Majesté le Roi, que Dieu l'assiste, et à l'illustre Famille Royale".
Majesté, Alf mabrok à vous trés cher Roi et à votre épouse lalla salma ainsi qu' à toute la famille royale, de la part de la famille BELAZRI de Tanger. Que dieu vous prête longue, excellente santé, vous guide et vous assiste dans l’accomplissement des grands desseins auxquelles vous avez été destiné pour le bonheur de ce peuple.
Encore bravo et merci pour ce grand moment de joie et ALLAH IBARK FAMAR SIDI.
la monarchie alaouite
La monarchie Alaouite
Au cinquantième anniversaire de son indépendance, le Maroc d'aujourd'hui est l'aboutissement dialectique de l'action de trois Rois : Mohammed V le libérateur ; Hassan II l'unificateur ; Mohammed VI le modernisateur. A chaque étape de ce demi-siècle, chaque souverain a donc imprimé sa marque personnelle sur la réponse aux nouveaux défis que devait relever le pays. Mohammed V n'a que dix huit ans lorsqu'en 1927, il doit assumer la charge suprême. Mais, face aux autorités françaises du Protectorat, il apparaît tout de suite comme le premier des résistants. Dès 1930, il a évidemment compris que, voulu par Paris, le « dahir berbère » a comme but caché de diviser pour régner. Autrement dit, de séparer Arabes et Berbères, les deux éléments constitutifs de l'identité marocaine. En même temps ce sage se garde d'aller trop loin trop vite. Les Français étant sortis de la « Grande Guerre » en vainqueurs suprêmes, le rapport des forces semble tel que le nouveau Sultan juge préférable de patienter avant de réclamer l'indépendance. Comme l'écrivit Moulay Ahmed Alaoui en 1991 dans un article du Matin, « il s'agissait de préserver la personnalité internationale du Maroc, donc de tout faire pour que le Protectorat ne devienne pas une simple colonie ». Cette double approche, qui allie fermeté quant aux objectifs stratégiques et souplesse pour les choix tactiques, prend toute sa valeur pendant la deuxième guerre mondiale. Le 3 septembre 1939, dans chaque mosquée du pays l'imam monte dans le mirhab pour proclamer, au nom de Mohammed V : « A partir de ce jour, et jusqu'à ce que l'étendard de la France soit couronné de gloire, nous lui devons un concours sans réserve. Nous ne marchanderons à la France aucune de nos ressources et nous ne reculerons devant aucun sacrifice ». Le Sultan montre le même courage lorsqu'il refuse d'obéir à Vichy qui avait voulu étendre au Maroc le statut des juifs décrété en France par le maréchal Pétain au mépris de toutes les traditions de la République. La noblesse de cette attitude et la brillante participation au combat contre Hitler des unités marocaines de goumiers, tirailleurs et spahis explique que le général de Gaulle fit de Mohamed V l'un de ses mille Compagnons dans l'Ordre de la Libération. Après 1945, le Sultan, politiquement renforcé par l'impôt du sang que ses soldats avaient si généreusement acquitté, peut en toute légitimité revenir au but premier : la restitution au Maroc de son indépendance. Franklin Roosevelt l'avait promise à Mohammed V au moment de la Conférence d'Anfa en 1942 tandis que de Gaulle s'était engagé à en discuter lorsque, la guerre terminée, le Sultan était venu lui rendre visite à Paris. Mais, une fois le chef de la France Libre retourné à Colombey pour une « traversée du désert » qui devait durer douze ans, les bons sentiments nés de la lutte commune contre les nazis, sont vite oubliés. Décidés à ignorer le testament politique du maréchal Lyautey pour qui le Traité de Fès n'avait ouvert, en 1912, qu'une simple parenthèse dans l'Histoire séculaire du Maroc, les représentants de la France à Rabat s'acharnent à tenter d'aligner le royaume chérifien sur le statut de leur empire colonial. Les généraux Juin puis Guillaume décident d'imposer des « réformes » destinées à en finir avec « l'exception marocaine ». De nouveau, le Sultan choisit la résistance. Il fait la « grève du sceau » : faute de sa signature, les décrets des résidents français restent hors la loi. Finalement, c'est le coup de force. En août 1954, les Français exilent S.M. Mohammed V et S.A.R. le prince héritier Moulay Hassan. Mais Paris se rend vite compte que la relégation du Souverain à Madagascar n'a rien réglé. Au Maroc, les résistants, loin de s'incliner se font de plus en plus audacieux. Les attaques contre les Français se multiplient et Ben Arafa que le général Guillaume a cru pouvoir installer sur le trône, échappe de justesse à trois attentats. A l'étranger, la France est partout sur la défensive : elle est condamnée à l'ONU ; la Ligue arabe refuse de reconnaître Ben Arafa ; même l'Espagne, l'autre puissance « protectrice », dénonce Paris. Humiliée à Dien Bien Phu et maintenant engagée en Algérie dans une nouvelle guerre coloniale, la France se retrouve dans une position intenable. Le 10 novembre 1956, elle doit se résigner au retour du Sultan. Quatre mois plus tard, le Maroc retrouve son indépendance. Mohammed V a accompli sa mission historique : il a rendu l'indépendance à son pays. En 1961, le Trône revient à Hassan II. Le nouveau roi est jeune, 32 ans. Mais son expérience politique est déjà longue : il a partagé tous les combats de son père, il a connu l'exil avec lui et, depuis l'indépendance, il était étroitement associé à toutes les grandes décisions de la monarchie. Feu S.M. Hassan II aussi a rendez-vous avec l'Histoire. En trente huit ans de règne, il va s'affirmer comme l'unificateur d'un pays dont il apaisera les divisions intérieures et dont il effacera les amputations extérieures. Sa première bataille politique, le nouveau Souverain la livrera aux partis qui, alliés de la monarchie dans la lutte pour l'indépendance, entendent maintenant opposer leur légitimité nationaliste à celle de la monarchie. Les deux contestations, de droite et de gauche, s'annulant, le Maroc finit par se retrouver politiquement paralysé tandis que la rue plonge dans la violence, comme à Casablanca en mars 1965. Cette même année, la disparition de Ben Barka en plein Paris empoisonne les relations entre feu Hassan II et le général de Gaulle. En 1970, le roi veut revenir à sa première inspiration en rédigeant une nouvelle Constitution. Mais Hassan II se retrouve confronté à d'autres tempêtes. En juillet 1971, il survit de peu à une tentative de putsch que des mutins de l'armée ont cru pouvoir mener à bien lors d'une réception au Palais Royal de Skhirat. L'année suivante, son extraordinaire baraka le protège encore quand des pilotes militaires attaquent le boeing de Hassan II qui rentrait de l'étranger. La période qui suivit fut très rude. Mais, comme le disait l'été dernier Jean Lacouture dans une émission de RFI : « Il ne faut pas juger Hassan II selon les critères de l'Occident et du XXIe siècle. Ce fut un grand politique qui dirigea son pays avec les mêmes armes que ces rois qui bâtirent la France par la ruse et par l'épée ». Ayant triomphé de tous ces orages, le Souverain peut se concentrer sur sa grande œuvre : la reconquête des territoires arrachés au Maroc au temps du colonialisme. En 1963, il n'avait pas voulu abuser de sa victoire dans la « Guerre des sables » pourtant déclenchée par l'Algérie, en refusant d'écouter ses généraux qui proposaient de foncer jusqu'à Tindouf pour reprendre les vastes régions annexées par la France au profit de sa colonie algérienne. Dans un livre d'entretien avec le journaliste Eric Laurent, le Roi avait remarqué : « Si on n'est pas assuré de la tranquillité pendant trente ans après avoir mis au tapis son adversaire, il vaut mieux éviter de lancer une opération militaire parce qu'on défigure le présent et on compromet l'avenir. On tue des hommes, on dépense de l'argent pour recommencer quatre ou cinq ans après ». Feu Hassan II pensait en effet que cette générosité ne manquerait pas ensuite de persuader l'Algérie d'accepter un arrangement sur les frontières frontières. Mohammed V avait montré la même noblesse lorsqu'il avait rejeté le compromis offert par la France en pleine guerre d'Algérie. « A l'heure actuelle, avait dit le Sultan, toute négociation serait considérée comme un coup de poignard dans le dos de nos amis algériens qui combattent. Je préfère attendre l'indépendance de l'Algérie pour discuter avec mes frères algériens du contentieux frontalier » Arrivé au pouvoir, Ben Bella se garda bien de rendre la politesse. Et, dans l'affaire du Sahara, l'Algérie se montrera aussi ingrate avec le fils qu'elle l'avait été avec le père. En réalité, le gouvernement algérien n'a jamais pardonné à feu Hassan II d'avoir manœuvré de main de maître pour ramener à la mère-patrie ce que Madrid persistait, encore en 1974, à appeler le « Sahara espagnol ». Alors que le polisario, appuyé en sous-main par l'Algérie, s'imaginait déjà prenant la place de l'Espagne, la Cour internationale de justice reconnaît en 1975 les « liens d'allégeance » qui, au moment de la colonisation espagnole, existaient entre le sultan du Maroc et les tribus nomadisant à travers cette immense région. Fort de cet argument juridique, Hassan II mobilise 350.000 Marocains pour un assaut non violent. Face à cette immense « marche verte » qui déferle sur le Sahara occidental, l'armée espagnole préfère reculer. Hassan II a maintenant les mains libres pour une politique doublement audacieuse, à l'étranger et dans son pays. Pour mieux convaincre le monde de l'action originale que veut mener Rabat, il explique : « Le Maroc ressemble à un arbre dont les racines nourricières plongent profondément dans la terre d'Afrique et qui respire grâce à son feuillage bruissant aux vents de l'Europe ». Loin de condamner Sadat, qui, en 1979, a été le premier chef d'Etat arabe à signer un accord de paix avec Israël, Hassan II reçoit en 1981 Shimon Peres, à l'époque chef de l'opposition israélienne. Trois ans plus tard il organise à Ifrane le premier sommet israélo-égyptien. A l'intérieur, le roi retourne à son projet démocratique. En 1992, il réforme la loi fondamentale pour préciser que c'est le premier ministre qui propose les ministres nommés ensuite par le Roi. En 1996, une Chambre des représentants est instituée qui est élue au suffrage universel. La construction est achevée en 1998 quand le souverain va chercher comme premier ministre un de ses plus vieux adversaires, le socialiste Abderrahmane Youssoufi. Lorsque Hassan II disparaît en 1999, il laisse à son fils un bel héritage. Il n'a pas seulement agrandi le Maroc. Il l'a apaisé. A la sixième année de son règne, S.M. le Roi Mohammed VI a défini une ligne très claire. Tout en se plaçant dans le droit fil de l'action de Mohammed V et de Hassan II, il se veut un homme de son époque. Déterminé à poursuivre une stratégie de la continuité, car il entend rester fidèle aux promesses séculaires de la monarchie alaouite, le Souverain est tout aussi décidé à entraîner le Maroc sur les nouveaux chemins de la modernité. Il n'y a pas d'exemple plus impressionnant de cette stratégie que le chantier de « Tanger-Med » : 12 milliards de dirhams pour un terminal en eau profonde idéalement situé au carrefour de la Méditerranée et de l'Atlantique. Selon le Premier ministre Jettou , « ce projet est l'expression concrète de la volonté de S.M. le Roi Mohamed VI d'ouvrir le Maroc au commerce international, de libéraliser son économie et de l'arrimer physiquement à l'Europe ». Cette ambition de la modernité ne se limite pas à « l'intendance ». Elle concerne aussi la vision démocratique du Souverain. Devant le Parlement, le 14 octobre, il déclarait à propos de la nouvelle loi sur les partis, « Nous sommes convaincus qu'il ne pourrait y avoir de démocratie effective et concrète sans organisations politiques fortes et responsables ». Selon S.M. le Roi Mohammed VI, il s'agit d'une clé essentielle pour le développement d'une culture de la citoyenneté qui permettra de passer à la mentalité du citoyen acteur-entrepreneur-partenaire-producteur. Il ajoutait : « Cette autre mentalité doit supplanter le négativisme et la culture de l'assistanat et de l'attentisme ». Dès qu'il monte sur le trône, en 1999, le Souverain passe à l'acte. Il écarte le ministre de l'intérieur de son père, Driss Basri, le symbole des années de plomb. Et, non content d'autoriser Abraham Serfaty, à rentrer d'exil, il donne aux victimes de la répression le droit, grâce à l'Instance Equité et Réconciliation, de reprendre leur place dans la société. Présidant la cérémonie d'installation de la Commission de l'IER, S.M. le Roi Mohammed VI affirme : « cette instance parviendra à rétablir les victimes dans leur dignité, à réconforter leurs familles et à réaliser la réconciliation apaisante à travers un règlement civilisé et définitif de ce dossier ». Le Souverain ose également libérer les femmes de leur condition de mineure à vie. En février 2004, il insiste devant le Parlement : « Comment assurer progrès et prospérité à une société alors que ses femmes, qui en constituent la moitié, pâtissent d'injustice, de violence, et de marginalisation au mépris du droit à la dignité que leur donne notre sainte religion ? ». S.M. le Roi Mohammed VI révise donc profondément le code de la famille. L'âge du mariage est relevé à 18 ans. La répudiation, interdite, est remplacée par le divorce judiciaire. La famille est placée sous la responsabilité conjointe des deux époux et non plus du seul mari. Enfin, une Marocaine mariée à un étranger, peut désormais transmettre sa nationalité à son enfant. Salué dès son avènement pour sa sensibilité aux problèmes sociaux, le Souverain confirme cette réputation en lançant, le 18 mai 2005, l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Depuis, il parcourt le pays pour organiser l'éradication d'un bidonville à Meknès, inaugurer à Guelmim une plantation expérimentale de cactus, ouvrir un centre d'hémodyalise à l'hôpital Ibn Baja de Taza… L'INDH a pour origine ce constat terrible du Souverain : « De larges franges de la population marocaine et des zones entières du territoire national vivent dans une situation de pauvreté et de marginalisation qui est incompatible avec les conditions d'une vie digne et décente ». Il est donc impératif de loger, éduquer, soigner et, grâce aux nouveaux chantiers de l'économie, rompre avec la fatalité du chômage. Comme le précise S.M. le Roi Mohammed VI dans son discours du 18 mai, « Etablir le diagnostic d'une situation inacceptable n'a d'utilité que s'il se conjugue avec une action sérieuse et porteuse d'améliorations concrètes ». Cette analyse est d'autant plus juste que le Maroc est toujours sous le choc des attentats du 16 mai 2003. Ce jour là, quatre commandos terroristes constitués de 13 marginaux sortis des bidonvilles de Casablanca frappent les cibles que leur réseau avait retenues : le cimetière juif Mehara, le Cercle de l'Alliance israélite, la Casa Espana et l'hôtel Farah. Bilan : 45 morts et des dizaines de blessés. Contrairement aux militants d'Al Qaida qui, deux ans plus tôt avaient précipité des avions de ligne contre les tours de Manhattan, ils n'appartiennent pas à la bourgeoisie, ils n'ont pas fait d'études et ils n'ont pas un sou. Frustrés, sans avenir, ils étaient des proies rêvés pour les extrémistes porteurs, du message d'Ousama Ben Laden. Encore une fois, le souverain vise juste : la répression ne suffit pas. Il faut aussi prévenir la contamination. Autrement dit, il est urgent de donner au peuple marocain des raisons d'espérer. C'est tout le sens des réformes voulues par S.M. Mohammed VI : quand on construit un dispensaire, on ouvre une école, on offre du travail, les prêcheurs de haine n'ont plus d'argument. Mais d'autres fronts occupent le Souverain. Et d'abord celui entretenu par l'Algérie au Sahara. Comme son grand père et son père avant lui, S.M. le Roi Mohammed VI commence par tendre la main au voisin et, comme eux, il sera trahi. Il propose au président Bouteflika de mettre de côté le dossier saharien et de progresser sur le reste : les relations bilatérales et la relance de l'Union du Maghreb arabe (UMA). Le chef de l'Etat algérien acquiesce. Mais au printemps dernier à Tripoli, juste avant l'ouverture du Sommet de l'UMA qui aurait été le premier depuis 1994, Bouteflika proclame que la seule solution au conflit du Sahara est la constitution d'un sixième Etat au Maghreb, celui du polisario. Il aurait voulu saboter la réunion qu'il ne s'y serait pas pris autrement. En effet, le Souverain n'a pas d'autre choix que d'annuler sa présence au Sommet.Dans une interview, la première dans la presse française, qu'il m'avait accordée en septembre 2001 alors que je travaillais pour le Figaro, le Souverain avait eu cette formule qui résume tout son engagement : « On a dit que j'étais le roi des pauvres. Très bien ! Mais je suis d'abord le roi de tous : le roi des jeunes, le roi des vieux et même le roi des riches. Je ne dis pas à mon peuple que je ne ferai pas d'erreur. Mais je lui promets de faire de mon mieux ».
La dynastie Alaouite
La dynastie Alaouite
Gloire à S.M Le Roi Mohamed VI
Biographie |
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Né à Fès (Maroc) le 10/08/1909 ; Mort à Rabat (Maroc) le 26/02/1961
Mohammed V est imposé par la France au Maroc comme Sultan en 1927. Il coopère dans un premier temps avec la France mais refuse pendant la guerre d'appliquer les décrets antisémites du gouvernement de Vichy. Il prend encore plus de distance à partir de 1945 en se rapprochant du mouvement nationaliste de l’Istiqlal. Le gouvernement français réagit alors contre le Sultan, ce qui aboutit à sa déportation en Corse, puis à Madagascar en 1953. Devant la crise populaire violente qui s'ensuit alors au Maroc, les autorités françaises se voient contraintes de rappeler le Sultan, puis, en 1956 de prononcer l'indépendance du Maroc. Mohammed V devient ainsi l'année suivante roi du Maroc.
VIDEOS

Visite de feu Mohammed V au Sahara
Lors de cette visite historique, les habitants de la province avaient réservé à feu S.M. Mohammed V un accueil triomphal témoignant ainsi de la symbiose et de la communion qui ont toujours prévalu entre le Trône et les habitants des provinces du Sud, ajoute le communiqué.
Outre l'affirmation de la solidité et de la pérennité du pacte sacré et séculaire liant le Trône et le peuple, cette visite a témoigné de la lutte des citoyens des provinces marocaines du Sud pour l'indépendance et le parachèvement de l'unité territoriale du Royaume
Premier Gouvernement marocain 1955
Designation du Prince heritier Hassan II
Funerailles de feu S.M Mohamed V

Feu Sa Majesté le Roi Hassan II

Biographie

Né le 09 juillet 1929
Décédé le 23 Juillet 1999 (à l'âge de 70 ans)
Biographie :
Son nom complet est MOULAY AL HASSAN IBN MOHAMMED AL ALAOUI. Le Roi Hassan II est né à Rabat le 9 juillet et décède le 23 juillet 1999, Il devient Roi du Maroc le 3 mars 1961, après la mort de son père, le Sultan Mohamed V. Il a reçu au palais royal les premiers enseignements de la science coranique. En 1951, il obtient le diplôme d’Études Supérieures en Droit Public après ses brillantes études universitaires à Rabat et à Bordeaux.
Dés son jeune âge, il bénéficia d’une éducation conjuguant les traditions avec la modernité et d’une formation fondée sur les valeurs arabo-islamiques et sur les principes de la civilisation universelle, Il évolua dans un environnement marqué par le patriotisme, l’héroïsme et la mobilisation.
Le Roi Hassan II est le 35éme descendant du Prophète en ligne droite et le 17éme souverain alouite, son titre religieux était : Commandeur des Croyants (Amir El Moemenin).
Les grands traits de la personnalité du Roi Hassan II :
L’art de parole : Il avait le don de trouver le mot juste pour exprimer une idée clairement conçue, la profondeur de la pensée, la concision de l’expression et la perfection de l’analyse.
Un visionnaire : Il connaît les exigences de la modernité et sait comment les conjuguer avec les acquis d’une culture millénaire.
Son amour pour la science l’honorait à travers les savants, puisque c’est l’esprit scientifique qui fondait l’originalité de sa pensée.
Cette grande et forte personnalité du Roi se manifestait dans les lignes de force de sa période de règne; Il a édifié un état moderne, implanté les bases de la décentralisation, enraciné le pluralisme politique et la démocratie et il a œuvré au nom du Maroc sur le plan international.
Ses réalisations du leader :
En 1947, le prince Moulay Hassan a participé au voyage historique de Roi Mohamed V à Tanger et il a assisté au discours de son père qui réclamait l’indépendance du pays. Il lança lui même un appel aux jeunes les invitant à se mobiliser pour la libération.
Au cours des deux années de son exil avec son père (de août 1953 à novembre 1955), il était le conseiller politique du Roi Mohamed V
Dés son intronisation, le Roi Hassan II, a veillé a doté le Royaume d’institutions démocratiques représentatives au niveau national, régional et local :
En 1962, il introduit une nouvelle constitution et en 1970 une deuxième Constitution voit le jour.
En novembre 1975, le Roi Hassan II lance « LA MARCHE VERTE », une innovation sans précèdent dans les mouvements mondiaux de libération : Fort de sa légitimité et de ses croyances de libération, il a organisé et planifié dans le plus grand secret une marche populaire de grande envergure: 350 000 hommes et femmes marocains ont marché dans l’ancienne colonie espagnole, réclamants que le territoire est marocain. Cette marche a permis la libération et le retour de Sakiet Al Hamra et de Oued Addahab (ex-Sahara espagnol).
1977: premières élections législatives depuis 1963.
Juin 1986 : Le Roi Hassan II propose à la Tunisie et l’Algérie une Assemblée Maghrébine, l’Union du Maghreb Arabe sera officialisée en février 1989 à Marrakech entre le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie .
Juillet 1987, le Maroc pose sa candidature à la CEE qui sera refusée en octobre.
1990 : le Roi institue le Conseil consultatif des Droits de l’Homme qui permet de clore les dossiers litigieux du passé et instaura définitivement un état de droit, pendant la même année il crée le Conseil National de la Jeunesse et de l’avenir, les medias sont de plus en plus libres et des centaines de prisonniers d’opinion sont libérés.
1991: le Maroc, seul pays du Maghreb qui a envoyé des troupes aux actions de l’ONU contre l’Iraq au Kuweit.
La constitution de 1972 est amendée par referendum en 1992 et des élections générales ont eu lieu en 1993.
Le roi Hassan II s’efforçait tout au long de son règne de jouer un rôle important dans le processus de paix au Moyen-Orient.
Sa Majesté Hassan II n'a cessé d'oeuvrer pour l'unification du Royaume et la consolidation de son indépendance et de son intégrité territoriale:libération de la province de Tarfaya (1958) et de la province de Sidi Ifni (1969).Et,le 6 novembre 1975, La Marche Verte: répondant à l'appel de leur souverain, 350.000 volontaires franchissent la frontière artificielle entre le nord et le sud saharien du Royaume. Père de famille, S.M. Hassan II ne cesse d'insuffler à ses cinq enfants la même ardeur dans l'acquisition du savoir et dans l'action en faveur de son pays et de son peuple.
Près de deux millions de Marocains étaient rassemblés dans les rues de Rabat, la capitale, pour les funérailles du souverain. Les chefs d'État d'une cinquantaine de pays ont assisté aux obsèques dont le gouverneur général, Roméo Leblanc, qui représente le Canada. La plupart des dirigeants arabes, dont Yasser Arafat, ont assisté aux obsèques. Le souverain a été inhumé dans le mausolée royal aux côtés de son père le roi Mohamed V et de son jeune frère.
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Ce documentaire brosse un tableau des principaux événements qui se sont déroulés dans ce pays d'Afrique du Nord à partir de l'accession au trône du roi Hassan II, en 1961, jusqu'à la Marche verte en 1975. Des images de guerre alternent avec des scènes de la vie paysanne, ouvrière et religieuse de ce pays. Dans une entrevue exclusive accordée en 1985, Hassan II livre sans crainte les divers sentiments qui l'ont animé durant toutes ces années.
En direct du Palais Royal de RABAT, l'HEURE DE VERITE reçoit sa majesté le roi HASSAN II du Maroc
Interview de feu S.M Hassan II
les funérailles de feu S.M le Roi Hassan II
EXPOSITION UNIVERSELLE 2012
TANGER 2012 : Un comité de soutien international pour Expo Tanger 2012
Les membres fondateurs du Comité de soutien international se sont réunis à Tanger pour montrer leur engagement aux côtés de la candidature de la ville à l´organisation de l´Exposition Internationale de 2012.
Expo Tanger 2012, le comité de candidature de la ville de Tanger pour l´Exposition Internationale de 2012, a présenté officiellement son Comité de soutien international, réunissant aujourd´hui ses membres fondateurs pour une séance de travail. A l´invitation de l´association Expo Tanger 2012, les 9 membres fondateurs du Comité de soutien international de l´Expo Tanger 2012, sont venus au Maroc pour témoigner de leur engagement aux côtés de la candidature de Tanger pour l´organisation de l´Exposition Internationale de 2012.
Le Comité est présidé par Federico Mayor Zaragoza, Directeur général de l´UNESCO de 1987 à 1999, Fondateur et Président de la Fondation Culture de paix et co-Président du Haut Comité des Nations Unies pour " une Alliance des Civilisations ".
Il travaillera en étroite collaboration avec Karim Errouaki, Membre fondateur et Conseiller spécial du président du Comité de soutien international d´Expo Tanger 2012.
Présidents d´honneur :
- Boutros Boutros Ghali, Secrétaire général de l´ONU de 1992 à 1996.
- Michel Rocard, Député européen et premier Ministre de 1988 à 1991.
- John Brademas, ancien Député démocrate et Président de l´opposition démocrate au Congrès Américain et Président emeritus de New York University.
Direction du Comité de soutien international:
- Federico Mayor Zaragoza, Membre fondateur et Président du Comité de soutien international de l´Expo Tanger 2012, Directeur général de l´UNESCO de 1987 à 1999, Membre fondateur et Président de la Fondation Culture de paix et co-Président du Haut Comité des Nations Unies pour " une Alliance des Civilisations ".
- Karim Errouaki, Membre fondateur et Conseiller spécial du président du Comité de soutien international d´Expo Tanger 2012, également Conseiller spécial du président du John Brademas Centre for the Study of the Congress à New York University et ancien Conseiller spécial au Centre d´études en administration internationale d´HEC-Montréal.
- Omar Aktouf, Professeur de management à l´Ecole d´HEC-Montréal et Coordinateur International du Comité International d´Expo Tanger 2012.
- Edward Nell, Professeur d´économie à la New School University de New York et Coordinateur International du Comité International d´Expo Tanger 2012.
- Robert Mundell, Economiste canadien lauréat du Prix Nobel d´économie en 1999.
- Ramiro Cercos, Professeur de Mathématiques et d´Econométrie à l´Université Polytechnique de Madrid et ancien Sénateur espagnol.
Mohamed Hassad, Wali de la région de Tanger-Tétouan et Président de l´association Expo Tanger 2012, a présenté en détail le projet marocain à ses invités. Il a déclaré : " Expo Tanger 2012 est fière de pouvoir compter sur le soutien de grandes personnalités internationales. Les membres fondateurs du Comité de soutien international ont tous des liens très forts avec Tanger et avec le Maroc. Ensemble, nous partageons les mêmes valeurs d´universalité et d´ouverture au monde qui sont au coeur de notre candidature et du thème que nous avons choisi " Routes du Monde, Rencontre des Cultures, Pour un Monde plus uni ". Leur engagement à nos côtés renforce notre détermination à faire partager notre vision et à convaincre les membres du BIE de l´excellence de notre projet pour l´Exposition Internationale de 2012.
"Le Comité de soutien international d´Expo Tanger 2012 comprend à ce jour 9 membres fondateurs. Il a pour mission de porter la voix de la candidature marocaine dans le monde entier. Commentant son engagement, Federico Mayor Zaragoza a déclaré : " Je suis très honoré de présider le Comité de soutien international d´Expo Tanger 2012. La qualité technique du projet de Tanger démontre la capacité du Maroc à organiser l´Exposition Internationale de 2012. Il s´inscrit parfaitement dans le mouvement de modernisation de la ville, de la région et du pays dans son ensemble. Je suis convaincu que la candidature de Tanger servira de modèle pour tous les pays émergents qui souhaiteraient à l´avenir se porter candidats et suivre la voie du développement humain et durable. L´accueil de l´Exposition Internationale permettra de marquer la renaissance de la ville des valeurs d´universalité et de mixité culturelle que Tanger partage avec le BIE ".
Tanger vit actuellement l´effervescence des préparatifs en vue de la visite à Tanger de la commission d´inspection du BIE, qui aura lieu du 30 avril au 4 mai 2007. Le vote qui désignera la ville hôte pour l´Exposition Internationale de 2012 se déroulera à Paris en décembre 2007.
C'est officiel ! Tanger est candidate à l'organisation de l'exposition universelle de 2012 !
Rappelons que Tanger devait organiser une exposition en 1914 ... la guerre mondiale en décida autrement.
Le 28 juin 2006, le Gouvernement marocain, représenté par le Gouverneur de Tanger, M. Mohamed Hassad, a déposé au Secrétariat Général du Bureau International des Expositions (BIE), la lettre officielle de candidature du Royaume du Maroc pour l'organisation d'une Exposition Internationale Reconnue, en 2012, dans la ville de Tanger sur le thème : « Routes du monde, Rencontre des cultures. Pour un monde plus uni ».
Le dossier marocain est solide. Les terrains sont déjà prévus autour du site du lac de la baie. 75 hectares dont 25 seront dédiés à l'exposition.
Une association a été constituée pour cette candidature : Tanger Exposition 2012. Un budget gouvernemental a été affecté à son fonctionnement. Des comités de soutien ont été mis sur pied.
Le dossier de candidature complet sera présenté en décembre 2006.
La ville coréenne de Yeosu a déjà déposé sa candidature. Un site web y est dédié (lien). Les coréens ont bien compris qu'Internet est le lieu de la compétition médiatique.
Ne nous y trompons pas. Cette candidature est le projet du siècle pour Tanger ! Nous devons tous y participer. Plusieurs villes de par le monde ont bénéficié de la manne extraordinaire que représente une exposition bien préparée et bien menée.
L'adhésion populaire et le soutien de toutes les forces vives du pays seront un élément clé dans l'attirbution de l'exposition à Tanger. Notre ville possède certes beaucoup d'atouts mais gare à l'auto-satisfaction. Les concurrents ont de très solides atouts. Il suffit pour s'en convaincre d'aller visiter leur vitrines sur le web !
Le site Tanger - Histoire, culture et documentation - soutiendra totalement la candidature de Tanger pour l'organisation de l'exposition universelle en 2012. Il publiera vos messages de soutien et vos offres de participation.
C'est à nous tous de jouer !
AU COEUR DE LA VILLE
L’espace retenu pour l’installation de l’Expo est le « site du Lac », un lieu à vocation touristique et balnéaire. Il s’agit d’un terrain de plus de 100 hectares.
La présence de l’élément eau sur ce site offre d’intéressantes opportunités d’embellissement et de valorisation urbaine et paysagère. Elle rappelle également le lien de Tanger avec la mer.
Situé sur la baie de Tanger et situé à proximité immédiate du centre-ville, à l’intérieur du périmètre urbain, le site présente l’avantage d’être desservi par trois importantes liaisons.
Du côté nord, par le boulevard Mohammed VI qui longe la baie de Tanger et fait le lien entre le centre ville et les principaux lieux d’hébergement touristiques. Du côté sud, le site est bordé par la route nationale reliant la gare ferroviaire de Tanger au nouveau port Tanger-Med.
En application des règlements définis par le Bureau International des Expositions (BIE), l’Exposition Tanger 2012 exploitera une superficie limitée à 25 Ha.
UN SITE EXCEPTIONNEL
Le site sera conçu comme un espace futuriste et innovateur, où tous les flux associent ergonomie, convivialité, confort et efficacité. Cependant, il conservera un cachet marocain qui l’inscrit dans la longue tradition architecturale du Royaume.
La végétation, omniprésente grâce à de nombreux jardins et promenades, reflètera toute la diversité de la flore du monde.
L’exposition sera déclinée en cinq « dimensions » ou « routes ». Chaque Route mène à une aire thématique du site, aboutit à un pavillon d’exposition et s’ouvre sur des itinéraires diversifiés. A leur tour, ces itinéraires proposent une série d’activités organisées à l’air libre ou dans des espaces semi-ouverts.
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Chacune de ces dimensions est développée, à l’instar de toute route, en quatre temps.
Elle débute par un point de départ, se décline en étapes qui sont les moments clés de l’évolution historique, croise des carrefours qui font le point sur les problèmes engendrés et se clôt par une destination où sont exposés et développés les scénarios possibles sur le devenir du thème spécifique.
VIDEO TANGER
Le climat de Tanger est de type subhumide : doux et humide. La région connaît une pluviométrie moyenne de 800 mm/an. Le chergui (vent d'est) est le vent dominant dans la région. Les température en-deçà de 0°C et au-delà de 40°C sont exceptionnelles. L'écart moyen de température sur une journée est en moyenne de 7 à 9°C selon les saisons. Les vents d'est ou d'ouest sont fréquents, à peu près un jour sur deux, et atteignent en moyenne 7 à 20 km/h.
En été, l'ardeur du soleil est tempéré par les vents d'est. La température moyenne en août est de 23°C. Idéal pour profiter des belles plages de la ville !
En hiver, la température moyenne est supérieure à 12°C. Cette douceur a séduit de nombreux artistes dans le passé.
La météo
Prévisions pour les prochains 5 jours for Tanger
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Amenagement de la ville de Tanger
Presentation
La fascination qu'exerce le Maroc sur ses visiteurs en fait un des lieux privilégiés du tourisme international.
Trait d'union entre l'Europe et l'Afrique , le Maroc représente en effet, pour le monde occidental, une ouverture vers la découverte des mystères du monde arabe et oriental dès la plus haute antiquité; le passage de la Méditerranée à l'Atlantique que les anciens appelaient"les colonnes d'Hercules" a toujours été un grand pôle d'attraction. Tanger , avec ses plages et son abri naturel , face au rocher de Gibraltar, était déjà le havre que recherchaient les navigateurs phéniciens. La situation exceptionnelle de la Baie de Tanger offre donc toutes les possibilités de réaliser un des plus beaux complexes Touristiques de la Méditerranée. Le Gouvernement Marocain, conscient de la richesse touristique du pays,a fait de l'industrie touristique un secteur prioritaire de l'économie. La concrétisation de cette option fut le choix de zones d'aménagement prioritaire. Compte tenu de sa vocation touristique particulièrement importante Tanger fut choisie. C'est ainsi que le décret Royal n°1092/66 du 17 Rabia I 1387 ( 26 Juin 1967 ) a déclaré d'utilité publique l'aménagement et la mise en valeur touristique de la Baie de Tanger.
Pour ce faire, une procédure spéciale d'expropriation a été instituée au profit de la Société Nationale d'Aménagement de la Baie de Tanger (SNABT).
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Lac Artificiel |
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Tanger City Center TCC |
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Le projet Tanger City Center se veut un grand complexe hôtelier (le programme indicatif prévoit 3 hôtels (5*,4* et 3*) d’une capacité totale de 1300 lits), immobilier et d’affaires, de haut standing.
Le Tanger City Center sera réalisé sur un terrain d’une superficie de 3,4 Ha appartenant à la Snabt et situé autour de la nouvelle gare ferroviaire. Le choix de valorisation du projet consacre le thème du partenariat public privé et emprunte le processus suivant : | ||||||||
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GEOGRAPHIE
Dimensions
La superficie de la Province de Tanger est de 1.195 km² (dont 332 km² pour la préfecture d'El Fahs - Béni Makada, créée en avril 1997). La forêt s'étend sur à peu-près 40.000 ha. La superficie utile est de 129.150 ha dont 54 % sont cultivables, 10 % couverts de forêts et 25 % de parcours. Plus de 10 % des terres sont non utilisables.
Climat
Le climat de Tanger est de type subhumide : doux et humide. La région connaît une pluviométrie moyenne de 800 mm/an. Le chergui (vent d'est) est le vent dominant dans la région. Les température en-deçà de 0°C et au-delà de 40°C sont exceptionnelles. L'écart moyen de température sur une journée est en moyenne de 7 à 9°C selon les saisons. Les vents d'est ou d'ouest sont fréquents, à peu près un jour sur deux, et atteignent en moyenne 7 à 20 km/h.
Température moyenne annuelle 17°5Température moyenne d'Août 23°1Température moyenne de Janvier 12°5Précipitations annuelles 800 mmJours de pluie par an 90Jours ensoleillés par an 125Hydrologie
Les principaux cours d'eau sont :
- débouchant dans l'Océan Atlantique : Oued Hachef, Oued Boukhalf, Oued Bougadou, Oued Mharhar ;
- débouchant vers le Détroit de Gibraltar : Oued Lihoud, Oued Souani, Oued Moghogha, Oued Mellaleh.
De nombreuses sources d'eau d'excellente qualité se trouvent en particulier entre Tanger et le Cap Spartel. Les sources de Aïn Bellout, Aïn Dalia Kebira, Aïn El Assel sont connues pour leur pureté comparable à celle d'Evian en France.
Une nappe phréatique de 20 km et d'une capacité de 20 millions de m3, située à Charf Laâkab constitue un réservoir naturel de secours.
La région dispose de deux barrages : 9 avril 1947 (360 millions de m3) et Ibn Battouta (45 millions de m3) ainsi que de cinq lacs colinéaires : Boukhalf, Saboun Sghir, Sidi Ahmed, El Mekhfi et Moudjahidine.
Démographie
Les estimations que j'ai pu retrouver sont disparates quant à leur présentation. J'ai essayé de les classer par date. Tout au long de son histoire, Tanger vît sa population varier très fortement en raison des guerres, des colonisation, de reconquêtes, des épidémies et des migrations.
Très souvent, les origines "confessionnelles" des tangérois ont été utilisées pour leur recensement. Il nous semble que c'est là un procédé qui n'a pas de sens. Les tangérois ont toujours été divers, ouverts sur les autres et unis dans leur amour de Tanger.Densité : 451 habitants/km²
Taux d'urbanisation : 83,3%
Année Habitants 1994 627.963 1991 405.000 1956 150.000 1940 80.000 1912 60.000 1800 5.000 1663 3.000Infrastructure-Economie
- Le port de Tanger : premier port au Maroc de trafic de camions TIR et de transit des voyageurs. Un projet existe de nouveau port d'éclatement ''Tanger-Atlantique''. Il possède une zone franche portuaire.
- L'aéroport international ''Ibn Battouta'' s'étend sur 360 hectares. Ses installations lui permettant de recevoir tous les types appareils. Il possède une zone franche d'exportation.
- Liaison au réseau autoroutier national. Il ne reste que le tronçon Tanger/Sid El-Yamani pour que la ville soit reliée par autoroute à Casablanca.
- Les terres agricoles s'étalent sur 69.700 ha. Il y a six périmètres irrigués de 6.000 ha. Les principales productions sont : les céréales (38.400 ha) et les légumineuses.
- Les forêts s'étendent sur 15.000 ha, dont13.000 ha de chênes-lièges.
- L'élevage : 55.000 têtes de bovins, 87.000 têtes d'ovins, 50.000 têtes de caprins et 19.000 têtes d'équidés.
- Les zones industrielles : Moghogha, Béni Makada et Gueznaya. La région de Tanger compte 31 unités agroalimentaires, 650 unités industrielles et 450 unités de sous traitance.
- Une zone off shore.
- Le gazoduc Maghreb-Europe.
- Le secteur touristique : plus de 30 hôtels classés, 5 résidences, plusieurs pensions, des villages de vacances et des campings. Sa relance repose en premier lieu sur l'assainissement de la ville et de ses plages Méditerranéennes (40 km) et Atlantiques (60 km).
Projets
- Port Tanger-atlantique,
- Rocade méditerranéenne Tanger-Saïdia,
- Centrale électrique de Tahaddart,
- Connexion électrique Maroc-Espagne,
- Gazoduc Maghreb-Europe,
- Autoroute Tanger-Casablanca,
- Liaison fixe Maroc-Espagne.
L'ENVIRONNEMENT
La nature a été particulièrement prodigue avec Tanger. Sa position géographique très particulière lui confère un climat quasi insulaire se singularisant du reste de la zone nord du Maroc (1). Une température stable tout au long de l'année, une forte pluviosité en hiver, de nombreuses sources d'eau, un fort ensoleillement en été accompagné d'un fréquent vent d'est ... telles sont les caractéristiques climatiques principales de Tanger et de sa région.
Iris tingitana
Variété d'Iris bulbeux endémique de Tanger.Le résultat en est une végétation unique au Maroc : composée d'essences européennes et tropicales d'une rare luxuriance. Matisse y fut particulièrement sensible : "[...] Mon esprit était exalté par ces grands arbres, très hauts, et, dans le bas, ces acanthes si riches qui formaient comme un équivalent d'intérêt par leur somptuosité."
La zone de Tanger a été probablement davantage boisée dans l'Antiquité que de nos jours. L'olivier, la vigne, le blé y étaient cultivés jusque récemment. Les noms de certains villages en perpétuent le souvenir : Aïn Bellout (source des glands), Aïn Dalia (source de la vigne), Aïn Zeïtoun (source des oliviers). Voici une description d'un certain William Lemprière, chirurgien britannique, faite en 1789 : "Les environs de Tanger sont couverts de vignobles. On y voit quelques vergers ensemencés en blé." (2).
Aujourd'hui, les principales essences de la région de Tanger sont le chêne-liège, le chêne vert, le pin parasol, le cèdre de l'Atlas ...
Le Détroit de Gibraltar loin d'être une barrière, constitue un véritable lien entre l'Europe et l'Afrique d'une part, et entre l'Océan Atlantique et la Mer Méditérranée d'autre part. De ce fait, la région de Tanger est un lieu de passage priviliégié d'un grand nombre d'espèces animales migratrices. Parmi les oiseaux, citons les cigognes blanches, les vanneaux, les sansonnets, diverses espèces de canards ... La faune marine est représentée en partie par les dauphins, les mérous, les thons, les germons, les maquereaux, les rougets, les anchois et bien d'autres ... Les mammifères terrestres sont représentés par le sanglier berbère, le magot ...
De fait, Ulrich Deil (3) rappelle que la région de Tanger appartient davantage à l'aire biogéographique européenne qu'africaine. Ceci signifie que les espèces animales et végétales qui y vivent se retrouvent plus souvent sur la côte européenne proche que dans l'arrière-pays de la péninsule tingitane.
Laissons Michel Ponsich conclure cette très courte description : "Il semble que la nature ait voulu dans la région de Tanger, se mettre au service de l'homme et l'aider à vivre et à prospérer. Les montagnes sont une véritable ossature dressée pour protéger des intempéries une vaste surface de plaines cultivables, riches en humus, en azote et en potassium, qui conviennent aux céréales, et que trois grands cours d'eau irriguent à longueur d'année; les vents d'est sèchent une atmosphère qui, sans eux, serait trop humide; le soleil assèche un sol gorgé d'eau et en tire une végétation luxuriante. Enfin, les animaux les plus éloignés s'y donnent rendez-vous ..."
HISTOIRE DE TANGERLA MYTHOLOGIELa mythologie de Tanger est un chapitre riche et plaisant de son "histoire". Ce point si particulier de l'ensemble méditerranéen, à la porte de l'océan inconnu, a nourri l'imaginaire de tous les peuples de la mare nostrum.Aujourd'hui, les guides touristiques se complaisent dans la narration souvent approximative de ces histoires.A la connaissance de l'auteur, les légendes relatant la naissance de la cité ou des faits ayant eu la région comme théâtre d'action, ont deux sources : la source berbère basée essentiellement sur la linguistique et la source grecque beaucoup plus fournie.(note 1). Bien évidemment, il est très peu probable que la langue utilisée par Noé ait été l'arabe ... Tanja, en langue berbère, désigne un marécage, ce qui tendrait à prouver l'existence d'une implantation humaine amazigh bien avant l'arrivée des phéniciens Ce sont les récits grecs qui nous ont fait parvenir les plus belles légendes à propos de Tanger. Selon Platon, la région de Tanger, ainsi que le reste de la "Lybie", était le domaine du géant Antée.
La tradition orale tangéroise rapporte l'histoire suivante : après le déluge, l'arche de Noé dérivait en l'attente de retrouver la terre ferme. Un jour, une colombe revint se poser sur le pont de l'arche avec un peu d'argile sur ses pattes. Les occupants de l'arche se sont alors écriés : "Tin jâa" soit la terre est arrivéeDans la mythologie grecque, Antée était le fils de Poséidon (note 3) et de Gaïa (note 4). Ce géant "monstrueux" attaquait les voyageurs pour construire avec leurs crânes un temple dédié à son père. Il donna le nom de sa femme, Tinga, à son domaine qui englobait les fameux jardins des Hespérides, réputés pour leurs fruits d'or. Ces jardins s'étendaient de l'actuelle Ceuta à la Lixus antique (région de Larache).(note 5).
Le vol de trois fruits d'or, était l'un des douze travaux du demi-dieu le plus populaire de l'antiquité héllénique : Héraclès, l'Hercule des romains. Les Hespérides quant à elles étaient les nymphes de l'occident. Elles étaient trois, Aéglé, Erythie et Hespéritousa et veillaient sur le merveilleux jardin rempli de fruits d'or avec l'aide de Ladon, le dragon à cent têtes. Héraclès réussit à s'emparer par la ruse des fruits tant convoités en envoyant Atlas combattre Ladon à sa placeEn arrivant sur le domaine d'Antée, Héraklès se vit défier par celui-ci au cours d'une bataille dont les traces perdurent dans la géographie locale. A chaque fois qu'Héraklès le terrassait, Antée puisait sa force du contact avec la terre, autrement dit, Gaïa, sa mère. Finalement, Héraklès dût soulever Antée du sol tout en l'étouffant.Au cours de cette bataille titanesque, un coup de sabre d'Héraclès ouvrit le détroit de Gibraltar. Ensuite, le fils de Zeus et d'Alcmène éleva deux colonnes de part et d'autre du sillon. Une autre version de la légende attribue l'ouverture du détroit à un coup d'épaule d'Héraclès. Les colonnes d'Hercule allaient symboliser pour de nombreux siècles, les limites du monde connu. Héraclès prit pour femme l'épouse du défunt Antée, qui lui donna un fils, Sophox. Celui-ci fonda une cité qu'il nomma Tingis en hommage à sa mère. Le fils de Sophox engendra Diodoros qui fut à l'origine des premières dynasties royales de la Maurétanie ...! La légende attribue également à Héraclès l'aménagement des grottes situées au sud du Cap Spartel, sur la côte atlantique. Les grottes d'Hercule doivent plus probablement leur origine à l'industrie néolithique. En effet, les habitants de la région creusaient la roche afin d'en extraire des morceaux servant par la suite à la fabrication de meules. La légende ajoute que la dépouille massive d'Antée fut ensevelie par son vainqueur sous la colline du Charf.Tanger et sa région ont également été cités comme un des sites des exploits d'Ulysse, le célèbre héros du non moins célèbre poème d'Homère, l'Odyssée. Les grottes d'Hercules auraient été alors celle du cyclope Polyphème, fils de Poséidon qui sera éborgné par l'ingénieux Ulysse.
Platon avait également placé la fameuse Atlantide dans le passage des Colonnes d'Hercule dans son "Timée". Des travaux archéologiques récents semblent conforter cette piste (cf. Le Monde, la publication originale).Enfin, rappelons que pour les auteurs grecs anciens, Tanger, "la plus belle ville du monde connu" est un domaine élu des dieux où les hommes "sont les plus grands et les plus beaux que l'on puisse trouver" (sic).
LA PREHISTOIRELa préhistoire de Tanger est mal connue. Cette remarque est valable pour tout le nord de l'Afrique. Les travaux réalisés jusqu'à aujourd'hui montrent une présence d'hominiens à partir du Pléistocène supérieur (Atérien). Des sites d'industries lithiques furent retrouvés ainsi que des fossiles humainsVers -50.000, la région abritait une population Néanderthaloïde semblable à celle de l'Europe voisine. Des restes de cette époque ont été retrouvés à Mougharet El-Aliya, à 13 km au sud-ouest de Tanger. Cet hominien que l'on peut qualifier d'atérien (l'équivalent de l'homme de Néanderthal) avait créé une organisation sociale avancée et fabriquait des outils.Entre -20.000 et -9.000, s'est développée la civilisation ibéro-maurusienne caractérisée par une pensée métaphysique et esthétique.Au paléolithique supérieur qui, en Afrique du Nord s'étale de -10.000 à -5.000, la région abritait des éléphants, des bœufs, des gazelles, des rhinocéros et des autruches parmi d'autres espèces qu'on ne retrouve plus aujourd'hui que beaucoup plus au sud. Les hominiens étaient représentés par une variante locale du Cro-Magnon, l'Homme de Mechta El-Arbi. Le Néolithique tangérois couvrait la période allant de -4.000 ans à l'ère historique. Les premières traces de bétail apparurent à partir de -3.000 ans.
Les restes du Néolithique trouvés dans la région tangéroise sont principalement des céramiques provenant de la région d'Achaqqar (aux environs du Cap Spartel). Ces céramiques ressemblent à certaines productions ibériques contemporaines ce qui suggère des échanges avec le continent européen à cette époque (vers - 2.000).Des rapports eurent également lieu avec d'autres régions méditéranéennes, en particulier, l'Egypte pharaonique. Ces traces témoignent d'une sédentarisation liée à l'élevage et aux travaux agricoles. D'autres fouilles ont permis de découvrir diverses nécropoles :
- Mriess (près de Gzennaïa) : datant de - 2.500 dont les tombes trapézoïdales recelaient des bijoux et des fers de lance en bronze prouvant l'existence d'un âge du bronze local et non importé;
- 'Aïn-Dahlia : datant de l'âge du bronze mais qui fut réutilisée et agrandie par les phéniciens. On y mit à jour des bijoux, des céramiques et des oeufs d'autruches gravés.
- M'zora (près de Lithnine Sidi El Yamani) : un monument funéraire mégalithique de petite taille souvent décrit comme un Cromlec'h mais qui a bien été cité par le Docteur Habibi (Conservateur du Musée Archéologique de Tanger) comme un reste de Dolmen.La population hominidée des origines était probablement constituée d'Hommes de Mechta El-Arbi et de Préméditerranéens. Les berbères en seraient les descendants. La diversité anthropologique des berbères remonte donc à la préhistoire et ne fera que s'accentuer avec le temps. Par la suite, il y aura un apport régulier quoique faible de populations d'origines diverses : Phéniciens, Grecs, Latins, Vandales, Noirs, Arabes...
L'EPOQUE PHENICIENNE ET CARTHAGINOISE
Partant de Tyr et de Sidon, les Phéniciens entreprirent de sillonner la mer intérieure selon la technique du cabotage. L'exiguïté de l'hinterland du Liban actuel poussa les phéniciens à chercher fortune vers le large. Ces commerçants habiles et entreprenants établissaient des comptoirs le long des côtes méditerranéennes et entretenaient des relations suivies avec les autochtones.
Les plus anciens vestiges phéniciens de Tanger datent approximativement de -1450.Il ne s'agit que d'une simple factorerie tenue par une petite équipe dont la mission consistait à réaliser des échanges commerciaux avec les autochtones.Après les premiers explorateurs, vint la deuxième vague constituée d'immigrants qui regroupaient des familles phéniciennes décidées à rester sur place. Ces colonies avaient amené avec elles leur propre organisation sociale et religieuse.
Les nécropoles constituent les restes archéologiques les plus importants. On peut de nos jours, admirer des restes de tombes de style lybico-phénicien sur le plateau du Marshan. C'est d'ailleurs un endroit d'où l'on jouit d'une vue imprenable sur le détroit et l'Espagne voisine. Le site avoisinait probablement un village déjà existant.Les principaux comptoirs phéniciens de l'époque furent établis à Lixus (-1150) et Gadès (Cadix vers -1110). Carthage fut fondée en -814. La Phénicie était passée sous l'occupation assyrienne à partir du début du VIIème siècle. Sidon fut détruite en -676 après une révolte contre la tutelle de Ninive.
Tyr résistera pendant quelque temps grâce à ses relations avec l'Egypte. En Méditerranée occidentale, Carthage est l'héritière de Tyr qui fut détruite en -332 par Alexandre le grand.Au sixième siècle avant J.-C. (vers -530), les carthaginois remplacèrent les phéniciens en Afrique du Nord. Carthage contrôlait tout le littoral africain au moyen de comptoirs mais également de relais disposés tous les 40 kilomètres du golfe de Gabès à Tanger. Ces relais ou "échelles" avaient pour but de faciliter le petit cabotage des embarcations puniquesLa fondation du petit comptoir carthaginois Tingis est datée entre -475 et -450. C'est de cette époque également que date le passage du suffète Hannon lors de son fameux périple qui le conduisît jusqu'aux îles Purpuraires voire les rivages du Cameroun (note 6). Comme les autres comptoirs carthaginois, Tingis n'avait d'importance que comme relais vers la vallée du Guadalquivir, région riche en métaux précieux : argent, cuivre, étain, fer, or et plomb. Grâce à ce commerce, Carthage était devenue la cité la plus opulente de la Méditerranée occidentale. Néanmoins, des échanges commerciaux eurent lieu avec les élites locales et portaient essentiellement sur des objets de luxe : armes, bijoux, céramique, étoffes précieuses, parfums et verroterie.Carthage quant à elle, drainait d'Afrique or, ivoire, peaux et esclaves. Elle chassa également dans l'Atlas, les éléphants sauvages qu'elle faisait dresser pour la guerre par des cornacs hindous.
L'EPOQUE ROMAINEJusqu'au deuxième siècle avant J.-C., le Maghreb est dominé par la puissance punique. Carthage est confrontée d'abord aux grecs puis, plus durement à Rome, la puissance montante en Méditerranée. Après des années d'affrontement, les légions romaines font plier Carthage en -146. La ville sera rasée et son site maudit et voué aux dieux.Tanger passe alors dans l'orbite du monde romain. Vers 80 avant J.-C., un général démocrate, Sertorius, ancien gouverneur d'Espagne inférieure, se révolte contre les partisans de Sylla. Il abandonne un projet de débarquement aux îles Fortunées (Madère) et passe en Maurétanie où il intervient dans des conflits entre princes locaux et s'empare de Tingis. Les Tingitans ont apparemment apprécié le gouvernement de Sertorius et des centaines d'entre-eux le suivirent en Espagne quand il y fut rappelé par les Lusitaniens quelques temps après.
Jusqu'en -38, la ville garde un statut original -déjà!- qui la distingue du reste du pays Maurétanien. Ce statut, elle le doit à des rois comme Bocchus 1er (mort en -80), grand ami de Sylla, et ses fils Bogud et Bocchus II. Après la partition de la Maurétanie en royaumes de l'Ouest et de l'Est en -70, Bogud devint roi de la partie occidentale. La ville est le centre d'une petite principauté dont les princes les plus célèbres sont Iphtas et Ascalis. En -38, Octave, le futur empereur Auguste, élève Tingis au rang de Colonie. Les habitants de la ville deviennent de ce fait, citoyens romains à part entière.En l'an 25 avant J.-C., Auguste installe à la tête d'une Maurétanie agrandie des anciennes possessions de Bogud, le fils de Juba I qui devint un des rois les plus célèbres de l'antiquité nord-africaine : Juba II.C'était un roi allié de Rome. Il fut élevé à Rome et marié par ses protecteurs à Cléopâtre Sélènè, fille de Cléopatre et de Marc-Antoine. De cette union naquit Ptolémée. A la mort de Juba II (en 23 ou 24), son fils lui succéda et régna pendant dix-sept ans sur la Maurétanie en laissant le gouvernement aux mains de ses affranchis. Il combattit aux cotés des romains contre les rebelles berbères conduits par Tacfarinas, mais, pour toute récompense de sa fidélité, il fut assassiné à Lyon, sur ordre de Caligula en 40.
La mort de Ptolémée provoqua un révolte sanglante à Tanger. Les rebelles étaient dirigés par Aedemon, un esclave affranchi de Ptolémée. Dans la confrontation avec les légions romaines, la cité fut détruite. L'empereur Claude annexa la Maurétanie (en 42 après JC) et la divisa en deux provinces Maurétanie Tingitane et Maurétanie Césarienne. Il éleva Tingis au rang de Métropole de la Maurétanie Tingitane, c'est-à-dire de capitale de la province occidentale.Les villes romaines possédaient généralement deux voies plus ou moins perpendiculaires. Une de ces voies était orientée nord-sud et appelée cardo maximus et l'autre était orientée est-ouest et s'appelait decumanus maximus. Ces deux voies principales se croisaient au forum. Tingis ne faisait pas exception à la règle. Deux portes principales datent de cette époque : l'entrée de la rue Syaghine et Bab El Marsa. Un axe direct joignait ces deux portes. Quant au forum, il se trouvait à l'emplacement actuel du Petit Socco. Il était le symbole et le centre de la vie publique. Les magistrats y lisaient les communications, célébraient les sacrifices, rendaient la justice. Les citoyens venaient y voter, payer leurs impôts, faire du commerce ou jouer à la bourse. Il devait certainement y avoir à Tingis un temple, un théâtre, des thermes et un arc de triomphe. On a retrouvé lors de la construction d'une maison dans la médina actuelle, une statue de marbre blanc de plus de 2 mètres de haut et de plus de 500 Kg de poids nommée La Diosa Vesta. A partir de la cité, deux routes furent tracées sous Septime Sévère : Tingis-Sala (Chella) et Tingis-Volubilis. L'origine africaine de l'empereur (Tripoli) n'était sans doute pas étrangère à son action urbanisatrice en Maurétanie.Les traces d'activités industrielles qui nous sont parvenues de cette époque datent du premier siècle avant J.-C. La plupart sont liées à la mer. Dans l'usine de Cotta, qui fut active du IIIème siècle avant J.-C. jusqu'au IIIème siècle après J.-C., des ouvriers préparaient des salaisons de poissons et du garum dont les romains était friands (note 7). Les baleines y étaient exploitées et l'on y extrayait de la pourpre qui allait servir à teindre les toges des sénateurs romains.
A la fin du IIème siècle, une crise économique s'installa avec une raréfaction de l'or et une explosion de l'inflation. L'économie monétaire fut remplacée peu à peu par le troc. L'empire romain était économiquement désorganisé. Il s'ensuivit des troubles politiques et des insurrections dont celles des berbères. Sous le règne de Gallien, des francs avaient envahi l'Espagne et s'attaquèrent à la côte de Maurétanie.
Un début de christianisation se fit vers 180 après J.-C. La période allant du IIème au IVème siècle fut émaillée de crises économiques. Au début du Vème siècle, une petite communauté chrétienne se regroupa autour d'un évêque. En 313, Dioclétien sépara la Maurétanie Tingitane du reste de l'Afrique (grosso modo, le Maghreb actuel pour les Romains) et la rattacha administrativement au diocèse des Espagnes. Le commandant militaire de la Maurétanie Tingitane et d'Espagne résidait à Tanger.
Au début du Vème siècle, Rome vit déferler les hordes de barbares. En 429, les Vandales conduits par Genséric, débarquèrent dans la région de Tanger (ou de Ceuta) à partir de Tarifa. Aux côtés des Vandales, il y avait des Alains et des Suèves: 80.000 personnes au total, dont 15.000 guerriers. Les Vandales étaient originaires de la Baltique. Après plusieurs siècles de migration, ils pillèrent la Gaule puis l'Espagne en 409. Les Wisigoths les repoussèrent vers le sud de la péninsule ibérique en 416. Les Vandales commencèrent à piller les côtes de la Maurétanie Tingitane dès 425. Après des années d'affrontements entre Byzantins et Vandales, la convention d'Hippone accorda à ces derniers la qualité de fédérés à l'empire et l'occupation de toute la Maurétanie sauf la partie Tingitane qui relevait de l'Espagne.
Constantinople ayant pris la relève de Rome, les Byzantins occupent Ceuta au VIème siècle et dominent la cité de Tanger d'une manière probablement plus formelle qu'effective. La ville était intégrée au monde chrétien comme une grande partie de la mare nostrum. Les Wisigoths prennent ensuite le pouvoir en Espagne et étendent leur domination à Tanger au début du VIIème siècle.Vers 530, la Maurétanie Tingitane passe sous l'emprise d'une principauté berbère indépendante. En 533, les armées byzantines conduites par Bélisaire écrasent les Vandales en Numidie et l'Afrique du Nord repasse sous domination byzantine. Tanger et sa région furent temporairement rattachées à la Maurétanie Césarienne car l'Espagne était sous domination Wisigothique. Des fortifications furent élevées partout en Afrique du Nord. A peine furent-elles terminées que les berbères se soulevèrent. Vers 600, il semble que Tanger ne fît plus partie de la Maurétanie seconde qui comprenait alors Ceuta (Septem), quelques villes d'Espagne et les Baléares. Elle devait être probablement passée sous contrôle berbère. L'Afrique du Nord était alors le théâtre de conflits religieux entre catholiques et monophysites qui se réclamaient d'un monothéisme strict et niaient la trinité. Pendant ce temps-là, l'Islam se levait au Moyen-Orient.
L'EPOQUE ARABE
Les Arabes conquirent Carthage en 698. La population d'Afrique du Nord était constituée de trois groupes décrits par El Ya'qoubi, grand voyageur arabe. Les Rûmi étaient les descendants des anciens sujets de l'empereur byzantin, les Afâriq étaient des berbères romanisés et les Berbères qui avaient gardé leur langue et leur religion. La langue latine et le christianisme durèrent encore pendant quelques siècles en Afrique du Nord et certains mots d'origine latine subsistent encore dans l'arabe et les langues berbères.Oqba Ben Nafi' reçut le commandement suprême en Afrique en 681. Il est arrivé à Tanger probablement en 682. En 705, Moussa Ibn Nouçair s'empare définitivement de Tanger. Les habitants de la région étaient alors les Ghomara, des tribus du puissant groupe berbère Maçmouda.
En 711, Tarik Ibn Ziad, lieutenant de Moussa Ibn Nouçair et Gouverneur de Tanger, organise une expédition victorieuse contre l'Espagne Wisigothique. La légende rapporte que Tarik fit brûler les navires qui avaient transporté ses troupes jusqu'à Algésiras (l'île verte des Arabes) afin d'empêcher toute tentation de retraite (note 8).En 740, les tribus Ghomara, Miknasa et Berghwata s'insurgèrent contre les gouverneurs du Calife Hicham. Leur chef, Maïsara, devint le maître de Tanger. Les insurgés furent battus en 742 par Handhala Ibn Safwan, nouveau gouverneur d'Egypte. Jusqu'au IXème siècle, le Maghreb fut le théâtre de conflits entre rouyaumes schismatiques ou hérétiques.
En 788, arriva à Tanger Idriss Ibn 'Abd Allah fuyant la persécution des Abbassides. Il se rendit ensuite à Volubilis où il fonda le premier état marocain. La rupture avec les Dynasties d'Orient était consommée. A la mort de son successeur, Idriss II en 828, ses deux fils se partagèrent le royaume. Les dernières principautés Idrissides persistèrent dans la région de Tanger jusqu'en 921.L'Omeyyade Abd El-Rahman III occupe et fortifie Tanger en 929 tandis que le reste du Maroc du Nord se déchirait entre les tribus Miknasa et Maghrawa qui s'étaient entretemps alliées aux Fatimides d'Obaïd Allah. En 958, la ville de Tanger est prise par Jawhar pour le compte du calife Fatimide El-Mo'izz. Cet ancien esclave d'El Mançour devint Général d'El Mo'izz. Ce fut lui qui à la tête de 100.000 hommes conquît l'Egypte et y jeta les bases de la ville actuelle du Caire. L'Egypte demeura par la suite Fatimide pendant deux siècles. Le Maroc lui, était disputé entre deux tribus rivales : les Çanhaja et les Zénètes.
L'EPOQUE PORTUGAISELe début du XVème siècle s'accompagna en Europe d'une effervescence dans tous les domaines : navigation, commerce, invention de l'imprimerie par Gutenberg. Les conséquences de cette renaissance sont multiples. Dans le domaine religieux, la Bible est traduite du latin puis largement distribuée grâce à l'imprimerie. L'accès au texte a entraîné l'apparition d'interprétations mettant en cause celle de l'église et son autorité. Dans le domaine artistique, l'Europe redécouvre les œuvres d'art et les théories esthétiques des grecs qui accordent une place prépondérante à la célébration du corps humain. Enfin, dans le domaine économique, le goût des plaisirs et de la richesse qui les procure sont redécouverts.Les Portugais sont les premiers à se lancer vers le sud pour accéder directement aux épices. Tanger est convoitée par les portugais dès 1437. Une expédition échoue face à Abou Zakaria de la dynastie des Beni Wattas. L'Infant Don Fernando est laissé en otage contre la restitution de Ceuta.
En 1458, le roi Alphonse V du Portugal prend Ksar El Séghir. Jusqu'en 1646, trois tentatives de prise de Tanger par les forces d'Alphonse V échouent mais, le 29 Août 1471, la ville tombe aux mains des portugais sans opposer de résistance.En fait, la ville fût cédée aux portugais par Mohammed Ech-Cheikh dans le cadre d'une trêve conclue après la chute d'Asilah. Sept ans plus tard (le 4 Août 1578), eût lieu la célèbre bataille des trois rois à Oued El Makhazine. El Motawakkil, Abd El Malik et Dom Sebastian y trouvèrent la mort.Le Portugal passe sous domination espagnole en 1581. Tanger devint ainsi espagnole sous le règne de Philippe II et pour six décennies. En 1644, le Portugal recouvre son indépendance et en 1643, Tanger redevint portugaise après une petite révolution de palais. Des fortifications sur plus de 2 Km y furent construites ainsi qu'une cathédrale, des églises, un hôpital et quelques demeures.
Pendant ce temps-là, les marocains n'avaient pas renoncé à récupérer la ville. A quatre reprises, en 1651, 1653, 1654 et 1657, le raïs Ghaïlan assiège Tanger et occupe l'arrière-pays.
L'EPOQUE ANGLAISETanger resta sous domination portugaise jusqu'au mariage de l'Infante de Bragance au roi Charles II Stuart d'Angleterre, le 23 Juin 1661. La ville fait partie de la dot de la princesse. Henry Mordaunt, Comte de Peterborough en prend possession vers la mi-Janvier 1662.L'arrivée des anglais se fit dans la violence : expulsion des portugais, mise à sac de la ville, destruction d'édifices religieux… Les anglais voulurent faire de Tanger une forteresse et un centre marchand de premier ordre.
Rappelons que ce sont les anglais qui introduisirent à Tanger, puis au Maroc, l'usage du thé vert qui donna par la suite, la boisson nationale du Maroc à savoir, le thé à la menthe. Ils fortifièrent la ville en renforçant les remparts laissés par les portugais et construisirent un môle de 500 m de long dans la rade, prémisse d'un futur port destiné à attirer les navires marchands de tous les pays.Le 4 juin 1668, une charte spéciale pour Tanger, (The Charter of Tangier) fut promulguée pour accorder tous les privilèges à la cité : liberté totale de commerce, religion, immigration ... A l'époque, Tanger comptait environ 3 000 âmes dont la moitié de soldats. Parmi, la population civile, les anglais constituaient la majorité. Les autres habitants se répartissaient entre musulmans, juifs et une centaine d'étrangers.
L'arrière-pays était lui tenu par Ghaïlan qui contrôlait tout le nord-ouest du pays. En 1664, un important détachement anglais commandé par Andrew Rutherford, Comte de Teviot, fut décimé par les troupes de Ghaïlan.L'administration de la ville de Tanger dépendait du Comité spécial des Affaires de Tanger à Londres. Le poste-clé de Trésorier du dit comité revint en 1665 à Samuel Pepys jusqu'en 1680. Malgré les efforts de Charles II, Tanger ne devint pas "la place la plus importante du roi dans le monde". Les querelles intestines, la stagnation de la population, le refus des communes de financer les investissement nécessaires eurent raison de la vision de Charles II. En 1680, les communes coupent les crédits.La ville a de plus en plus de mal à résister aux attaques des Moujahidines envoyés par le Sultan Moulay Ismaïl. En Février 1684, la colonie anglaise mine le môle et les principales fortifications et abandonne la ville.
Moulay Ismaïl prend possession de Tanger et confie sa réorganisation au chef de l'armée, le Pacha Ali Ben Abdallah er Riffi. Celui-ci décide de faire appel aux rifains des régions voisines pour repeupler la cité.
A partir de ce moment, l'économie de la ville déclina jusqu'au XXème siècle.
AU XVIIIème SIECLE
Le Pacha Er Riffi s'attacha, à l'image de ses prédécesseur, à renforcer les remparts de la ville à partir des fortifications précédentes. Les hollandais livrèrent les matériaux nécessaires et ainsi, la ville devint dans la correspondance officielle de l'époque "Tanger la bien gardée".Le Sultan Moulay Ismaïl fît construire le palais de Dar El Makhzen et la Grande Mosquée qui se trouve actuellement rue de la Marine dans la vieille ville. En 1631, est créée la Mission Franciscaine sous patronage espagnol.A la mort du Pacha Er Riffi, son fils Ahmed Ben Ali, lui succéda en 1713. Il administra la ville et sa région jusqu'en 1743. Durant son "mandat" survint la mort du Sultan Moulay Ismaïl en 1727 et selon une coutume courante de l'époque, le Pacha Ali profita des querelles de succession pour se conduire en prince indépendant.
Il fît construire le palais de la Qasba. En 1737, il se rebelle ouvertement contre le nouveau Sultan, Moulay Abdallah, en coupant les pistes des caravanes entre Fès et Meknès d'une part, et Tétouan et Larache d'autre part. Tétouan est prise en 1738 par les armées du Pacha Ahmed Ben Ali qui étend ainsi son pouvoir sur tout le Gharb.Cinq ans plus tard (1743), il fomente une révolte de grande envergure contre le Sultan. L'affrontement a lieu prés de Ksar El Kébir et voit la victoire des troupes du Sultan et la mort du Pacha, le 26 Juillet. Ses biens seront confisqués et les membre de sa famille persécutés.
AU XIXème SIECLE
Au début du XIXe siècle, Tanger comptait environ 5000 habitants. La faiblesse de sa population n'empêchait pas la ville de jouer un rôle international en accueillant les représentations consulaires.
En 1815, Moulay Slimane fît agrandir les deux principales mosquées de la ville et renforça ses fortifications de deux nouveaux bastions. La Qasba fut rénovée et agrandie. Moulay Slimane fît à nouveau agrandir les deux mosquées en 1821.
En 1818-1819, une nouvelle épidémie de peste enleva 20% de la population. Une autre épidémie eut lieu en 1825.
Moulay Abderrahman visita Tanger en 1828. A cette occasion, le palais du Sultan à la Qasba fut réaménagé.C'est en 1829, que débuta la saga de la "dynastie" Hay à Tanger. E.U. Drummond Hay arriva en Août de cette année-là en tant que Consul de Grande-Bretagne. Son fils John, lui succéda en 1845 jusqu'en Juillet 1886. Les Hay jouèrent un rôle éminent dans la politique marocaine de la Grande-Bretagne.
En 1832, une ambassade française dirigée par le Comte de Mornay arriva à Tanger pour rallier Meknès. Parmi la suite du Comte, se trouvait le peintre Eugène Delacroix dont les tableaux orientalistes devinrent une référence en Europe. Le Prince de Joinville vint pour la première fois à Tanger en 1835. Il y reviendra en 1844 à la tête d'une flotte pour bombarder la ville. Ce conflit franco-marocain prendra fin le 10 Septembre de la même année par la signature d'un traité de paix dans la baie de Tanger.Le général Garibaldi, fuyant une Italie réactionnaire, s'installa à Tanger en 1849 où il écrivit ses mémoires. A partir de 1850, Tanger reçut de plus en plus d'étrangers : britanniques, espagnols, français, portugais, italiens ...
Le Makhzen, éprouvant le besoin de contrôler la situation à Tanger, y établit en 1851, Dar Niaba dans la rue des Syaghine qui devint alors un rouage essentiel de la diplomatie marocaine. Le Mendoub représentait le Sultan dans la ville et constituait l'interlocuteur principal des consuls des grandes puissances européennes. Un nouvel épisode épidémique eut lieu en 1855. L'année suivante, un important traité anglo-marocain de libre échange commercial fut signé. Les britanniques créèrent un service postal en 1857, imités ensuite par les français et les espagnols. Une liaison télégraphique fut établie avec Gibraltar, Ceuta et Algésiras. Les pèlerins de la Mecque s'embarquaient à Tanger.A cette époque, le Conseil Sanitaire, émanation du corps consulaire européen, s'immisça davantage dans la gestion de la ville. Il décida par exemple, la construction d'un phare au Cap Spartel afin d'éviter les naufrages des bâtiments européens qui croisaient dans le secteur. En 1864, fut inauguré le phare du Cap Spartel par le Sultan Mohamed IV.
L'année 1870 vit la naissance à Zinat près de Tanger, d'un personnage qui jouera un rôle important dans la région : Raissouni.
En Août 1871, fut construite la "vieille" église actuelle du Petit Socco. L'église de l'Immaculée Conception fut construite dans la Médina en 1880. C'est cette même année que fut signée la Convention de Madrid attestant de la montée en puissance du corps diplomatique dans la gestion de la ville.
Le premier téléphone a être installé au maroc le fut à Tanger 1883 sous le règne de Moulay Hassan 1er. Le Palais du Sultan dans la Qasba fut à nouveau réaménagé en 1889 à l'occasion de la visite de Moulay Hassan. La porte monumentale fut construite et le Palais de Bit El Mal reçut son agencement définitif.
AU XXème SIECLE
Le début du XXe siècle est dominé, dans la région de Tanger, par le personnage de Moulay Ahmed Raïssouni. A 23 ans, brigand de grand chemin, il se fait arrêter et déporter pour 4 ou 5 ans à Essaouira. En 1903, une armée est envoyée l'arrêter mais échoue. Le correspondant du Times, Walter Harris, est ensuite enlevé par Raïssouni. L'année suivante (1904), ce sont M. Ion Perdicaris (riche américain) et son gendre qui sont kidnappés avant d'être libérés contre rançon. Après de multiples péripéties, Raïssouni se voit nommer en 1905 gouverneur du Fahç par le Sultan Moulay Hafid. Plus tard, il sera nommé gouverneur du Pays Jbala. C'est cette même année que fut construit le palais d'Asilah.
L'année 1905 voit le début des manœuvres européennes à Tanger. Le 11 Janvier, le ministre français Taillandier, présente au Sultan un programme de réformes. Guillaume II d'Allemagne, débarque le 31 Mars et traverse la ville pour marquer son irritation envers les autres puissances.
Le 16 Janvier 1906, eut lieu la Conférence d'Algésiras qui renforça la mainmise du corps diplomatique sur le fonctionnement des affaires tangéroises : conseil sanitaire, commission d'hygiène et de voirie, responsabilité du phare du Cap Spartel.
Les espagnols s'installent dans le nord du Maroc en 1912. En Mars de la même année, M. Régnault, représentant de la France, quitte Tanger pour signer à Fès le traité de Protectorat. En 1922, les espagnols déclarent Raïssouni hors-la-loi. Celui-ci rejoignit Tazrout dans le Rif où il se fit soigner par un médecin espagnol.
Le 18 Décembre 1923 s'ouvrit l'époque internationale de la ville de Tanger. Ce jour-là, fut signé le traité définissant le "Statut de la Zone Internationale de Tanger", expérience unique dans l'histoire de l'humanité, d'administration d'une ville par plusieurs pays. Cet épisode marquera profondément la ville et ses habitants. Les effets du traité se prolongeront jusqu'au 20 Octobre 1956, date du rattachement définitif de Tanger au Royaume du Maroc
Le 25 Juin 1925, le leader rifain Abdelkrim fait arrêter Raïssouni qui mourra prisonnier le 10 Avril de cette même année.
Profitant d'une période de troubles, l'Espagne annexe provisoirement la zone internationale de Tanger en 1940.
Feu Sa Majesté, le Roi Mohammed V choisit la ville de Tanger pour son discours du 9 Avril 1947.
Le 25 Juin 1925, le leader rifain Abdelkrim fait arrêter Raïssouni qui mourra prisonnier le 10 Avril de cette même année.
Profitant d'une période de troubles, l'Espagne annexe provisoirement la zone internationale de Tanger en 1940.
Feu Sa Majesté, le Roi Mohammed V choisit la ville de Tanger pour son discours du 9 Avril 1947.
L'enseignement sous le Statut
Les Lycées étaient français (Régnault, Saint-Aulaire) et italien. Les écoles étaient espagnole (Alphonse XIII), anglaise (British School), américaine (American School of Tangier), franco-musulmanes, franco-israélites (rue Hasnouna), privées (Berchet, Perrier, Dufour) ...
La presse écrite sous le Statut
En français : La Dépêche Marocaine (le plus ancien journa du Maroc), La Vigie Marocaine, Le Petit Marocain, La Tribune de Tanger, Le Journal de Tanger, La Documentation Internationale, La Voix du Maroc (journal marocain).
En espagnol : España, Cosmopolis (hebdomadaire), Libertad, Tánger Actualidades.
En anglais : Tangier Gazette, Maroc Presse.
Les radios sous le Statut
En américain : RCA (USA), Voice Of America (USA).
En espagnol : Radio Tánger.
En plusieurs langues : Radio Internationale (en arabe et en français), Radio Africa (en arabe, anglais, espagnol, français et italien).
| Tanger a réintegré le Royaume du Maroc, et connait depuis la fin du Statut International un développement continu de sa population. Sous le règne de Sa Majesté, le Roi Mohamed VI, Tanger est entrée de plein pied dans le troisième millénaire. |
LES ARTS ET LA CULTURE
Ce qu'il y a de fascinant avec Tanger, c'est que la ville a été en elle-même, une source d'inspiration pour des générations d'artistes très souvent de premier ordre. Ceci permet aux amoureux de Tanger de découvrir ou re-découvrir des oeuvres, des créateurs et des mouvements artistiques variés et appartenant aux cultures du monde entier.
En littérature, nous pouvons passer des relations de voyages très prisées aux XVII et XVIII siècles, aux écrivains marocains modernes en passant par les auteurs "beat".
En peinture, l'expressionnisme de Matisse a succédé à l'orientalisme de Delacroix.
Au cinéma, les séries B américaines des années 50 ont laissé place au néo-réalisme marocain puis, à l'épopée intimiste d'Un Thé au Sahara.
LA LITTERATURE
Cette liste ne se veut ni exhaustive, ni sélective. Elle est principalement constituée de livres lus et commentés très succinctement par le webmaster (oz) et les autres contributeurs (nom). Si vous en avez lu d'autres, n'hésitez pas à m'envoyer les références des ouvrages ainsi que votre opinion. Vous pouvez également m'envoyer vos opinions et critiques sur les livres déjà cités, je les ferai apparaître ci-dessous. Bonne lecture.
Mohamed MRABET, Eric VALENTIN
Le poisson conteur : Et autres stories de Tanger
Le bec en l'air éditions, Paris. 2006 ;103 pages.
Mohamed Mrabet est né à Tanger en 1936. Il est connu dans le monde entier pour les récits qu'il a publiés avec l'écrivain Paul Bowles. Silencieux depuis une quinzaine d'années, il retrouve avec le poisson conteur une parole perdue à la mort de Bowles. Le comédien Eric Valentin a suscité, traduit et remis en forme neuf histoires inédites que complètent ici vingt cinq dessins originaux de l'auteur, d'une merveilleuse liberté artistique. Ces courts textes sont emblématiques d'un genre littéraire singulier, la story tangéroise, dont Mrabet est à la fois l'inventeur et le dernier représentant. Chez Mrabet, les poissons et les fleurs parlent, les géantes s'éprennent de jeunes garçons sans défense, les miroirs sont maléfiques et les rêves fusionnent avec la réalité... Mrabet raconte un Tanger intemporel, souvent cruel, et chacune de ses stories porte la marque du conteur virtuose au sujet duquel Henri Miller écrivait : " Mrabet comprend ce que signifie travailler simplement et efficacement. Son écriture tout à fait unique est un modèle dont s'inspirent les jeunes écrivains autant que leurs anciens. Il a découvert le secret de la communication à tous les niveaux. " (NdE).
Lotfi AKALAY
Nouvelles de Tanger
Editions Coda, Paris. 2006 ; 262 pages.
Editions Kawkaba, Tanger. 2006 ; 262 pages.
Un délicieux recueil de chroniques du plus pétillant auteur tangérois.(oz)
Fred ROMANO
Basque Tanger
Éditions Scali, 2006 ; 363 pages.
Inaki est un Basque espagnol emprisonné au Maroc pour trafic de haschisch. Aucun espoir d'en sortir. Inaki songe à Mirem, sa compagne, atteinte d'un cancer incurable. Mirem l'insoumise qui préfère la lutte à l'exil. Mirem la rebelle. Mirem qui refuse une chimiothérapie jugée inutile. Auront-ils le temps de vivre leur passion ?. Dans la cellule treize de la prison sans nom de Tanger où vingt-deux hommes vivent dans douze mètres carrés, la promiscuité et l'enfermement rendent les relations inhumaines. En fond sonore, les prières quotidiennes au nom d'Allah, les rats, la peur, et autant de sexualités pour vingt-deux psychismes en contact permanent. Fred Romano démontre que l'amour est le meilleur remède contre le néant. (NdE).
Zoubida SEKKOURI
Tanger, ma mémoire
Editions Le Manuscrit, Paris. 2005.
Ce livre est un roman autobiographique qui se veut avant tout descriptif-narratif. L'auteur joue sur les enjeux métaphoriques car il a un message à transmettre à travers la description, la narration et l'intrigue. Autrefois, les relations des habitants du Maroc se basait sur l'amour, l'entente et la bravoure. Les vrais tangérois tenaient à leur civilisation arabe imprégnée des vraies tendances religieuses sans aucun fanatisme. On sauvegardait les bonnes convenances.
Mais, une fois rentrée à son fief, l'auteur n'a pas reconnu sa ville, sauf à travers les lieux qui lui rappellent les chants doux, la bravoure des gens, leur distinction, leur civilité et leur relation humaine. Il pleure sa ville. Elle lui ressemble. (NdE).
Jean VEGA
Il était une fois Tanger...
Editions Publibook, Paris. 2005 ; 196 pages.
Après une absence d’une quarantaine d’années, un tangérois retourne sur les lieux de son enfance marocaine. L’occasion pour lui de faire resurgir dans son journal, ici retranscrit, les images du Tanger des années 50 à la manière d’un vieil album photo jauni par le temps. (NdE).
David BENDAYAN
Une jeunesse à Tanger
Editions Latitudes, Montréal, Canada. 2004 ; 174 pages.
Ce livre est moins l'autobiographie d'une personne - mais c'est aussi cela - qu'une histoire de l'époque légendaire de Tanger, histoire qui s'inscrit entre les années 1960 et 1940. Au fil des pages, l'auteur, avec une émotion retenue, nous conduit dans sa maison natale, dans les rues et les souks de cette ville mythique ainsi qu'au Lycée et sur les plages. Récit d'une nostalgie qui nous plonge au coeur d'un monde disparu. (NdE).
Nedjma
L'amande
Editions Plon, Paris. 2004 ; 259 pages.
Récit intime d'une crudité dépassant de loin le cadre conventionnel de la littérature érotique. Ce cri du coeur touche directement la conscience humaine. La meilleure description de l'objet de ce texte revient à son auteur : "Je lève ces mots, comme on lève un verre, à la santé des femmes arabes pour qui reprendre la parole confisquée sur le corps, c'est à moitié guérir leurs hommes." (oz)
Tahar BEN JELLOUN
Le dernier ami
Editions Seuil, Paris. 2004 ; 148 pages.
Roman traitant d'une amitié compromise par la suspicion de jalousie et la manipulation des sentiments.(oz)
Rachid TAFERSSITI
Tanger 1999/2003 : Chroniques d'une transition
Editions Zarouila, Tanger. 2004 ; 211 pages.
La compilation d'articles parus dans Chroniques tangéroises puis dans Chroniques constitue un témoignage personnel et vivant de l'évolution de Tanger de 1999 à 2003. Une reflexion indispensable d'un acteur incontournable de la société civile tangéroise. (oz)
Boubker EL KOUCHE
Une saison au paradis
Editions du Détroit, Tanger. 2002 ; 201 pages.
Une promenade entre Tanger et Paris qui sert d'arrière-plan à une réflexion à deux voix sur la vie dans ces deux villes. (oz)
Souad BAHECHAR
Ni fleurs ni couronnes
Le Fennec, Casablanca. 2002 ; 222 pages. (Abdeljabar STITOU)
Joseph Bialot, Georges-Olivier Chateaureynand, Dominique Manotti, René Réouven, Dominique Sylvain. Couverture de Loustal).
Tanger
Eden éditions; 2000. Collection Eden Noir. Genre : Roman Policier.
"Les plages de Tanger ne sont pas toujours sûres et la cité, trop brûlante, protège plus d'un mystère, plus d'une trahison. Sur le sable, on ne rencontre pas que de légionnaires et sur les marchés, la vie ne vaut pas cher. Cinq fictions noires pour une ville blanche." (Descriptif de l'éditeur)
Juan VEGA
El ultimo verano en Tánger
Editorial Club Universitario; 2000 : 260 páginas.
Un trozo de vida de 4 compinches en el Tánger de 1959. Un testimonio interesante de aquelle epoca. (oz)
Gloria BERROCAL
Aisha-Kandisha
Ilustrado por ZOUBAIR.
Editora LITOGRAF – Tánger 1999. Español.
Maravillosos cuentos ambientados en nuestro Marruecos judeo-cristiano-musulmán. (Joan PRAT COLL)
Mohamed Azeddine TAZI
Les Grottes de Tanger (Maghârat, 1994. Matbaât As-Sahil, Tanger).
Editions Circé, Belfort. 1999 ; 138 pages.
Une vision très personnelle de Tanger. (oz)
Jan Van AAL
Sable bleu
Éditions Jean Picollec. 1998 ; 215 pages
Une brève rencontre à Tanger qui incline un homme à changer, mais qui évitera le danger. (Notice éditeur).
Ahmed BEROHO
Le consul et l'indigène. Bras de fer à Tanger
Editions Slaïki, Tanger. 1998 ; 128 pages. (Abdeljabar STITOU)
Ahmed BEROHO
Réminiscences. Tanger début du siècle
Editions Slaïki, Tanger. 1998 ; 159 pages. (Abdeljabar STITOU)
Daniel RONDEAU
Tanger et autres Maroc
NiL éditions; 1997: 312 pages.
Version enrichie et mise à jour de son texte de 1987. (oz)
Ahmed BEROHO
Une saga à Tanger
Editions Slaïki, Tanger. 1998 ; 212 pages. (Abdeljabar STITOU)
Ahmed Beroho Editeur; 1997 ; 257 pages.
Histoire romanesque d'une famille tangéroise allant de l'occupation anglaise à l'époque actuelle. (oz)
Mohamed CHOUKRI
Zocco Chico
Editions Mohamed Choukri & Didier Devillez; 1996. 158 pages.
Un roman dont l'action met en scène un jeune marocain aux prises avec ses pulsions érotiques dans le Tanger de l'époque Internationale. (oz)
Abdellatif ATTAFI
Le rocher perdu
Editions Eddif ; 1996, 136 pages.
Il s'agit d'un roman contemporain au sujet d'un jeune homme qui s'arrache avec peine de ses racines bien ancrées dans la ville de Tanger. La métaphore du Rocher perdu symbolise le déracinement spatial, mais surtout spirituel. Le héros, poussé par l'envie d'apprendre, nous attire à embarquer en sa compagnie à bord de la vie tragique et douce. (NdA)
Sylvia FOL
Tanger. Oranges amères
Editions Laffont; 1996
Roman très dur mais très beau. Histoire très bien écrite, donne envie de découvrir d'autres choses sur l'auteur qui a passé son enfance à Tanger. Très intéressant. A suivre donc. (Ahlam FERTAKH).
Rachid MIMOUNI
Chroniques de Tanger
Editions Stock; 1995: 178 pages.
Pensées d'un grand écrivain algérien en exil à Tanger. Lucide et percutant. (oz)
Mohamed CHOUKRI
Le temps des erreurs
Editions du Seuil; 1994. 183 pages. (Abdeljabar STITOU)
John HOPKINS
Carnets de Tanger. 1962-1979
Editions de la Table Ronde; 1995: 314 pages.
Agréable journal de bord d'un personnage décalé. (oz)
Très intéressant. C'est cet auteur qui m'a donné envie d'écrire et grâce à lui que j'ai réalisé mes carnets. (Ahlam FERTAKH).
Mohamed SIBARI
El Caballo
Editions Marocaines et Internationales. Tanger ; 1993. (Abdeljabar STITOU)
Tahar BEN JELLOUN
Jour de silence à Tanger
Editions du Seuil; 1990: 123 pages.
Ambiance glauque et malsaine, comme d'habitude avec Ben Jelloun. Une certaine vision de Tanger par un grand écrivain tangérois. (oz)
Robert BRIATTE
Tanger s'il y a lieu
Editions l'Entreligne; 1988. 134 pages.
Un récit onirique et confus. (oz)
M. De La SOROLA
Elagarre, El Tangerino
Editorial J.L.A. Madrid 1988.
Buen libro muy tangerino. Tipo “La vida perra de Juanita Narboni”. (Joan PRAT COLL)
Noufissa SBAI
L'enfant endormi
EDINO. Rabat ; 1987. 147pages. (Abdeljabar STITOU)
Daniel RONDEAU
Tanger
Editions Quai Voltaire; 1987. 151 pages.
Promenade sur les traces des fantômes d'écrivains européens et américains ayant séjourné à Tanger. (oz)
Badia HADJ NASSER
Le voile mis à nu
Editions Arcantières, Paris ; 1985. 250 pages.
Le roman débute par la description d'une société : celle de la bourgeoisie marocaine de Tanger. Une jeune femme née et grandie à Tanger par le fait de circonstances, un deuil, fugue de la maison familiale et cherche sa liberté individuelle. Personnalité formée dans une société basée sur l'interdit, la jeune femme trouve de la difficulté à vivre la liberté acquise.
"La maison d'en haut, c'est ainsi qu 'on l'appelle, est grande, dallée de marbre. Le dernier étage est éclaboussé de lumière et le soleil s'éteint sur les murs à mesure que l'on descend vers le rez-de-chaussée. » (P-7) C'est une vraie mémoire de la ville. On y entend les bruits, on voit les couleurs. (Anne-Marie Smith, Litera 05)
Vicente GARCIA CERVERA
"Las cartas de Saguia el Hamra. Tánger"
VII Premio La sonrisa Vertical, de literatura erótica. Tusquets Editores, Barcelona 1985. Español.
Gays en Tánger, como podrían haber ido a cualquier otro sitio. (Joan PRAT COLL)
Thierry de BEAUCE
La chute de Tanger
Editions Gallimard; 1984. 227 pages.
Roman baignant dans une atmosphère étouffante de fin d'époque. (oz)
Mohamed CHOUKRI
Le pain nu
Edition François Maspéro; 1980. 157 pages.
Un classique. (oz)
John HOPKINS
Les mouches de Tanger
Editions Gallimard; 1974
Un manque de rapidité dans l'écriture ce qui fait traîner le roman. Des longueurs, donc mais récit bien construit. (Ahlam FERTAKH).
Joseph KESSEL
Le petit âne blanc
Editions Gallimard; 1973. 165 pages.
Un classique d'un grand auteur. (oz)
Paul BOWLES
Mémoires d'un nomade
Autobiographie. Editions Quai Voltaire; 1972. 488 pages.
Un récit désabusé et lucide du plus célèbre écrivain tangérois. (oz)
Juan GOYTOSOLO
Don Julian
Editions Gallimard ; 1971. 240 pages. (Abdeljabar STITOU)
Driss Ben HAMED CHARHADI
Une vie pleine de trous
Editions Gallimard ; 1965. 153 pages. (Abdeljabar STITOU)
Antonio Juan O. SANTAMARIA
Un aventurero en Tánger.
Madrid ; 1962. (Abdeljabar STITOU)
Paul BOWLES
Après toi le déluge (Let it come down)
Editions Gallimard; 1955. 312 pages.
Un roman noir très enlevé avec une description saisissante du Tanger des années 50. (oz)
Tomás SALVADOR
Hotel Tánger
Novela. Planeta Edicion: 1955 - Barcelona.
Novela de serie B sobre las vidas entrecruzadas de personajes arquetipicos del Tánger Internacional. (Joan PRAT COLL)
Joaquin CALVO SOTELO
Tánger
Teatro. Alfil Edicion: 1952 - Madrid.
Sainete costumbrista, intrascendente, con referencia final al Tánger internacional como destino dorado. (Joan PRAT COLL)
Joseph KESSEL
Au Grand Socco
Editions Gallimard, NRF, 69ème édition : 1952 - Paris.
Superbes contes sur le modèle des Mille et Une Nuits reflétant une connaissance approfondie du Tanger des années 50. Un beau roman de la part d'un grand écrivain et journaliste. (OZ)
Paul MORAND
Méditerranée, mer des surprises
Editions Mame; 1938 ; Editions du Rocher; 1990. 230 pages.
Lors d'un périple méditerranéen, Morand accoste à Tanger dans l'entre-deux guerres. Il lui consacre un chapitre dans son récit. Si Morand aime la beauté de la ville quand il regarde vers le détroit, il n'a pas beaucoup de sympathie pour les personnes qui y résident, en particulier, les européens : "Je n'aime pas beaucoup Tanger. C'est une personne officielle, une fiction diplomatique." (oz)
Angel VAZQUEZ
La vida perra de Juanita Narboni.
Editions Seix Barral - ISBN: 84 322 4516 X.
Angel Vázquez, tangérois né en 1929 et disparu prématurément en 1980. Ce livre obtint le Premio Planeta, un peu le Goncourt, en 1962. Il s'agit d'un roman dont toute l'action se déroule à Tanger et qui retrace les conflits intérieurs d'une vieille célibataire tangéroise face à ses angoisses et ses fantasmes. Hormis sa valeur littéraire, cet ouvrage est un régal pour ce qui est de la langue purement tangéroise et des descriptions des lieux connus de tous. (Maurice "Picho" BENDELAC)

LA NOCE JUIVE
1841
Eugène DELACROIX
LA MUSIQUE
La musique traditionnelle de la région de Tanger est connue sous le nom de Taqtouqa Jabalia. C'est la musique des ruraux de la région nord-ouest du Maroc qui s'appellent les Jbala (ou Montagnards). Voici un échantillon de cette musique au format MP3, disponible gratuitement sur le site du gouvernement marocain. Echantillon sonore (1,24 Mo).
La musique citadine est d'essence Arabo-andalouse. Omar Metioui, nous brosse un panorama historique de cette musique métisse et classique. Caroline Ledru nous introduit aux bases de cette musique. Echantillon sonore (1,37 Mo).
Un troisième genre musical est représenté par les Keschafa, groupes de musiciens ambulants qui officient plus particulièrement lors de fêtes de mariage et circoncisions. Les instruments les plus caractéristiques sont la Ghaïta (sorte de bombarde assez proche de la gaita ibérique) et le tambour. Les musiciens sont habillés d'uniformes où le rouge est la couleur dominante.
DISCOGRAPHIE
Je m'évanouis dans tes ruelles,
Je flâne, j'y traîne, tu te révèles,
Elles s'égarent entre Océan et Mer,
Moi, je m'y retrouve quand je m'y perds...(refrain)
Tanga, ton souvenir reste en moi
J'ai toujours besoin de toi
Dikrayatouk fi dîhni
Ahtajou îlaykiTanga, ma ville blanche c'est toi !
Un phare en plein jour dans le détroit...
Tanga, tes rues bruyantes, tes palais impassibles
Gardien du temps, presqu'immobiles...
(refrain)
Tanga, tu n'es pourtant pas belle,
Tu es bien mieux que ça, tu ensorcelles...
Tanga, fais moi rêver comme autrefois
Quand toutes les Croyances s'abritaient sous ton toit !(refrain)J'ai succombé à tes mystères
A ton charme flou, terre d'une autre ère...
Je m'évanouis sous ta lumière,
Moi, je m'y retrouve quand je m'y perds...
Musiques du Maroc. De Tanger au Sahara.
Tanger a servi de décor à plusieurs films de fiction dont vous trouverez un liste non exhaustive ci-après. Contrairement à certaines villes comme Rome, Mexico, Istambul, Venise, Vienne, Lisbonne, Naples, Moscou, New-York, ou Alexandrie, Tanger n'a jamais été le sujet principal, ni le décor exclusif, ni encore un objet autobiographique dans le cinéma international. La plupart des films se sont bornés à utiliser le nom de Tanger pour véhiculer un contexte particulier relevant du mythe de la ville interlope et repaire d'espions. Seuls les films marocains échappent à cette règle. Une autre excpetion à cette règle est le dernier film d'André Téchiné "Loin". Loin (ex-Terminus des anges).
La bande dessinée est un mode d'expression artistique qui a gagné ses lettres de noblesse depuis bien longtemps. Certains de ses auteurs connaissent une renommée mondiale. Tanger a également inspiré cet univers si particulier. Malheureusement, les références sont rares. J'en ai cependant trouvé et je les ajoute à ce site en espérant que vous m'en enverrez d'autres.
DUPUY - BERBERIAN HERGE
Collectif.
Virgin France 1999. En collaboration avec l'Institut du Monde Arabe et l'Année du Maroc. Double CD.
Encuentros.
Juan PEÑA LEBRIJANO & La Orquesta Andalusi de Tánger.
Andalusian fusion.
Direction musicale : Paco Cepero.
Ariola Eurodisc SA 1985 , Ace Records Ltd 1988.
Quelque peu déroutant au début mais comportant de très belles interprétations. (oz)
FILMOGRAPHIE
Cette rubrique doit énormément aux travaux de Moulay Driss Jaïdi (C.P.R. de Rabat) et Jean-Claude Bonnet (Université Paris IV). Bien évidemment, si vous avez d'autres titres ou précisions, je serais très heureux de les ajouter.
Café de la plage. De Benoît Graffin. Avec Ouassini Embarek, Jacques Nolot (français) 2002.
Une minute de soleil en moins.
Au-delà de Gibraltar. De Taylan Barman et Mourad Boucif. Avec Mourad Maimuni, Bach -Lan Le Ba-Thi, Abdelslam Arbaoui, Samia Akkariou (Belgo-marocain) 2002. (Voir site).
Les temps qui changent.
Tenja
Juanita de Tanger. De Farida Belyazid. Avec Mariola Fuentes, Salima Ben Moumen, Lou Doillon, Chete Lera, Nabila Baraka (Maroco-espagnol) 2005.
LA BANDE DESSINEE
Tanger - Carnets
Editions Cornélius (Collection Blaise), 2004.
Un carnet de voyage pictural aussi original qu'évocateur. (oz)
Le crabe aux pinces d'or
Une aventure de Tintin.
Editions Casterman 195x.
L'action de cet épisode des aventures du célèbre reporter se situe dans un port d'Afrique du nord. Si le nom de Tanger n'est pas explicitement cité, certains détails laissent à penser que l'auteur s'en est inspiré ainsi que de certains personnages célèbres qui y sont liés ... (Le quizz !) (oz)
LOUSTAL - PARINGAUX
Coeurs de sable
Editions Casterman 1985.
L'hsitoire se déroule dans un port d'Afrique du nord, face à l'Andalousie. Les images de la ville imaginaire créée par les auteurs font irrésistiblement penser à Tanger. (oz)
LOUSTAL - Tito TOPIN
V comme ENGEANCE. Tanger, Casablanca et des poussières.
Editions Autrement 1988.
Un mélange de roman noir et de "road movie" qui nous fait traverser le Maroc du nord au sud sur les traces d'une enquête. De belles évocations de Tanger. (oz)
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